Pour des TD en hybride

ALTER Paris XII avait obtenu les cours et TD en hybride (visio et présentiel en même temps) au début du premier semestre. Nous réitérons la demande pour le second semestre.
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Lors du 1er confinement, tout le monde était assigné à résidence sauf exception. Mais lors du déconfinement, seuls les étudiants n’ont pas pu retourner à la “vie normale”.

Second confinement, presque tout le monde peut circuler sur attestation. Mais il y a encore une catégorie assignée à résidence par la force des choses : les étudiants.

Suspectés d’être inconscients, d’être irresponsables, d’être dangereux, d’être les principaux responsables de la propagation du virus.

Véritable parcours du combattant pour certains étudiants, prétexte au relâchement pour les moins soucieux, le suivi des cours en distanciel s’avère être une véritable problématique qui divise à la fois les étudiants et les enseignants de notre faculté bien aimée.

Petit rappel pour les retardataires, les travaux dirigés représentent près de 50 % de la note finale attribuée aux matières fondamentales (avec la note obtenue aux examens officiels qui compte pour 50%).

Leur importance est donc capitale et n’est pas à prendre à la légère.

Compte tenu de la période exceptionnelle que le pays endure, ALTER a demandé de mettre en place un système hybride de suivi des cours magistraux et des TD en vu de diminuer l’effectif des étudiants présents dans le complexe universitaire mais tout en permettant une présence régulière pour éviter le relâchement et le décrochage.

Ce dispositif ne représentait en réalité qu’une étape avant la fermeture définitive de la faculté suite aux mesures sanitaires instaurées par notre gouvernement “bienveillant”.

La seule option envisageable pour « tenter » de maintenir une continuité pédagogique entre les professeurs et les étudiants a été de se tourner vers un système d’enseignement complet à distance.

A première vue, le suivi des cours magistraux en distanciel n’a pas semblé poser trop de complications aux étudiants (licence et master), qui même en période de confinement, parviennent à acquérir le cours dispensé en amphithéâtre sans forcément faire acte de présence grâce à une grande solidarité entre les étudiants.

En revanche, concernant les travaux dirigés, il convient de mettre en avant les problèmes récurrents qui alimentent de vives critiques de la part des étudiants.

Sans prendre en compte le phénomène de décrochage scolaire observés chez bon nombre d’élèves, il est clair que le distanciel nuit au bon déroulement des travaux dirigés : certains outils de communication utilisés par les enseignants laissent perplexes (interaction limitée avec le chargé de TD, problèmes techniques, nombre de places limitées, etc.).

Nous pouvons également noter que le distanciel à des effets sur la charge de travail exigée aux étudiants par TD qui s’avère être plus importante qu’à l’accoutumée.

Enfin, pour les étudiants touchés par la fracture numérique, c’est une véritable punition, puisque de nombreux étudiants n’ont jamais reçu la clé 4G demandée. Ils sont les plus pénalisés alors qu’ils ne sont pas responsables de leur situation numérique.

Ce problème (si nous pouvons le qualifier comme tel) est étroitement en relation avec celui des modalités de notation des étudiants mis en place.

En effet, noter une classe d’élèves sans pouvoir physiquement être à leur côté n’est pas chose aisée : entre les devoirs maisons, les interrogations écrites en ligne, les galops d’essais prévu le dimanche et les jours fériés, sans oublier la participation orale en visioconférence, le mental des étudiants est mis à rude épreuve, particulièrement pour ceux en situation de précarité (familles nombreuses, travail à temps partiel, soucis d’ordinateurs, etc.).

Et la réouverture improvisée de la bibliothèque universitaire ne semble pas changer la donne…

Autre point à souligner : le contact entre l’administration de la faculté et les étudiants qui semble au point mort.

La communication n’a jamais été aussi difficile à mettre en œuvre depuis que nous sommes confinés alors que le service de scolarité joue une fonction primordiale : modification du planning, dates des examens et des galops d’essai, fourniture de matériel, réorientation, bourse d’étude, etc.

Le distanciel s’accorde mal, voire pas du tout, avec la continuité pédagogique, et ce malgré la bonne volonté des chargés de TD à s’adapter à ces circonstances exceptionnelles.

Mais la réussite d’un étudiant dépend avant tout du cadre de travail dans lequel il évolue. A la lumière de ce qui a été dit précédemment, nous pouvons légitimement affirmer que celui instauré par le suivi des TD à distance ne semble pas correspondre aux attentes des principales victimes concernées. Le décrochage croissant à partir du mois de novembre le confirme. La présence et le suivi des étudiants en TD est indispensable.

La règle de principe est le “présentiel” pour les TD. L’abus des TD à distance est dangereux…

ALTER Paris XII demande à nouveau la mise en place de l’hybride pour tous les TD de toutes les années.

Que les étudiants qui souhaitent ou qui ont besoin d’être en présentiel le puissent, que ceux qui préfèrent rester chez eux le puissent également.

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